Terroirs De Bordeaux

Edition du 09/10/2018
 

Château TRONQUOY-LALANDE

Qualité

Château TRONQUOY-LALANDE


Appartient à la famille Bouygues. “Tronquoy-Lalande est l’une des plus anciennes propriétés à Saint-Estèphe, un vignoble implanté avant 1815, c’est la deuxième propriété créée sur l’appellation après Calon Ségur. Le nom de Tronquoy a pour origine le nom de l’ancien propriétaire, malgré sa prononciation difficile en anglais, nous avons décidé de le conserver. Le terroir est composé de graves, un peu plus grasses qu’à Montrose. Les vignes entourent le château. Il y a 30 ha de vignes dont 25 ha en production.

   

Château TRONQUOY-LALANDE

Famille Bouygues - Gérant : Hervé Berland - Directeur Technique : Yves Delsol

33180 Saint-Estèphe
Téléphone : 05 56 59 61 05

Email : chateau@tronquoy-lalande.com





> Le palmares des vins


> Nos coups de cœur de la semaine

Château La GRACE FONRAZADE


“Le Château connaît une deuxième vie depuis 2013, raconte François-Thomas Bon. Nous avons acheté la maison principale fin 2010, et après une longue réflexion, la décision de refaire la totalité des bâtiments a été prise en 2013. Les nouveaux chais ultra-modernes répondent au niveau d’exigence qualitative et technique que nous souhaitons. Les parcelles sont plantées sur 3 profils distincts : les sols marquées par la grave fine, les parcelles sur argilo-calcaire et enfin les sols sablo-argileux très riches en minerai de fer. Nous avons fait le choix d’être en Agriculture Bio, dans le respect des sols et de la nature (les Saint-Émilion sont en Agriculture Biologique dès le millésime 2013, les Bordeaux, à partir du millésime 2016). La propriété compte 5 ha en Saint-Émilion Grand Cru et 6 en Bordeaux ou Castillon Côtes de Bordeaux, ainsi que les parcelles de blanc car les vignes se trouvent sur la commune de Gardegan-et-Tourtirac.” Ce Saint-Émilion Grand Cru Château La Grâce Fonrazade 2015, charnu, puissant mais rond, tout en arômes, est de bouche ample, avec des senteurs de fruits cuits et d’épices en finale, de garde. Le 2014, alliant une finesse tannique à une structure en bouche persistante, est d’une très jolie finale avec des notes de fumé et de fraise des bois surmûrie, de belle garde. Le 2013, 75% Merlot noir, 15% Cabernet Sauvignon et 10% Cabernet franc, de couleur grenat, aux tanins savoureux, est très bien élevé, tout en nuances aromatiques, avec des notes de cerise confite et de poivre, de belle amplitude au palais, où s’esquissent des nuances de grillé et de réglisse, d’une grande persistance. Le Saint-Émilion Grand Cru Persevero du Château La Grâce Fonrazade 2015, 100% Merlot noir, dominé par les fruits rouges surmûris et les sous-bois, est un vin au nez intense, de bouche puissante où l’on retrouve le pruneau et le cuir, de garde. Savoureux 2014, alliant fermeté et rondeur, aux tanins riches, de robe intense, au nez persistant avec des nuances de fruits à noyau et une pointe d’épices douces. Il y a aussi le Bordeaux Supérieur rouge Château de Gardegan, 100% Merlot noir, aux notes de fruits rouges mûrs (cerise, cassis), de bouche corsée, le Bordeaux rosé Château de Gardegan, 100% Merlot noir, de belle teinte, aux notes de fraise et de rose, et ce Grand Vin Blanc du Château La Grâce Fonrazade, pur Sauvignon gris, un vin tout en nuances d’arômes, tout en subtilité.

François-Thomas et Bénédicte Bon - Earl Persevero
4, route de Jaquemeau
33330 Saint-Emilion
Téléphone :06 70 02 81 67
Email : persevero@lagracefonrazade.com
Site personnel : www.lagracefonrazade.com

Château GUILLEMIN LA GAFFELIÈRE


Vignoble de 14 ha sur sol et sous-sol argilo-calcaire (62% Merlot noir, 25% Cabernet franc, 10% Cabernet-Sauvignon et 3% Malbec), avec une moyenne d’âge des vignes de 30 ans (labour des sols, vendanges manuelles triées, élevage en barriques...). Voilà un excellent Saint-Émilion GC 2015, un vin généreux, aux nuances caractéristiques de fruits rouges mûrs (prune, fraise des bois), légèrement épicé en bouche, charpenté, avec des tanins très équilibrés. Le 2014 est particulièrement savoureux, corsé, aux tanins souples, où se mêlent la griotte bien mûre, le poivre et la fraise des bois, de robe grenat soutenu, un vin dense au nez comme en bouche.  Le 2013 se goûte très bien, de bouche charnue, de robe pourpre, au nez concentré (mûre et cassis), aux tanins fondus, tout en charme. Beau 2012, de robe brillante, aux senteurs de fruits rouges cuits, avec une bouche qui dévoile des tanins fondus mais bien présents, d'une belle longueur. Le 2011 poursuit une jolie évolution, harmonieux, aux connotations fruitées et épicées, aux tanins mûrs et riches, élégant, avec de la matière, de couleur soutenue, de bouche chaleureuse. Le 2010 mêle concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance, aux notes de cuir et de fruits confits, de belle charpente. Le 2009, corsé, est ample et flatteur, généreux, fin mais charnu, avec des senteurs de violette, groseille et d’épices que l’on retrouve au palais, charmeur.

Sylvie Courreaud-Fompérier
La Gaffelière
33330 Saint-Émilion
Téléphone :05 57 74 46 92
Email : lecellierdesgourmets@wanadoo.fr
Site personnel : www.lecellierdesgourmets.fr

Clos JEAN


Au sommet de son appellation. La famille exploite deux propriétés : Clos Jean et Château de Rondillon depuis 7 générations. Les deux vignobles situés sur les coteaux au centre de l’appellation Loupiac offrent une topographie et une exposition sud sud ouest de tout premier plan. Les cépages classiques (Sémillon, Sauvignon et Muscadelle) offrent des vins d’une belle complexité en bouche. Vendanges manuelles par tris successifs, vinification avec maîtrise des températures, élevage en cuves avec léger passage en barriques... Clos Jean est un vignoble de 20 ha (80% Sémillon, 20% Sauvignon). Dans cette belle chartreuse du XVIIIe siècle, avec une cour intérieure, l’ambiance est reposante et sereine. Les chais sont très traditionnels de cette région, où l’authentique du début du XXe siècle côtoie le modernisme du XXIe siècle. Voilà un superbe Loupiac Clos Jean 2015, où s’entremêlent des nuances de miel, d’abricot confit et de brioche, d’une douce onctuosité, un vin ample, classique, aux nuances de coing, de miel et de fruits confits en bouche, qui mêle finesse et structure et s’associe, notamment, à un veau à la crème ou des Saint-Jacques aux poireaux. Le Loupiac Petit Clos Jean 2015 est plus vif, vraiment excellent, tout en bouche, avec ces nuances de pomme et de fumé, mêle suavité et finesse, est à prévoir, lui, avec un riz au lait ou une soupe d'abricots. Goûtez le Sublime de Clos Jean 2011, concentré, complexe et velouté, au nez de rose, intense au nez comme en bouche, légèrement miellé, très riche et très fin à la fois, et le Bordeaux rouge Clos Jean 2015, corsé, de belle robe soutenue, tout en bouche, fin et charnu à la fois, avec des arômes de fruits mûrs, classique de ce beau millésime.

Josselin Bord

33410 Loupiac
Téléphone :05 56 62 99 83
Email : vignobles.bord@wanadoo.fr
Site personnel : www.vignoblesbord.fr

CHATEAU LA MOULINE


Jusqu’en février 1920, le Vicomte de Courcelles vivait avec sa famille sur le Domaine de La Mouline. C’est ensuite Ismaël LASSERRE qui devint l’heureux propriétaire de ce domaine d’une superficie de 4 hectares 70 ares et 37 centiares. Il l’exploitera jusqu’à son décès. Son fils André, assurera la succession et reprendra l’exploitation dans les années 40. Puis, sa fille Madeleine LASSERRE, épouse de Jean COUBRIS en héritera dans les années 60, et ensemble, ils en assumeront la responsabilité jusqu’au 19 mars 1981. Et c’est avec passion que leur enfant Jean-Louis COUBRIS accompagné de ses fils Jean-Christophe et Cédric, assure la vinification pour perpétuer la tradition familiale. Ils travaillent ensemble au développement de la propriété pendant les décennies 80 et 90. A ce jour, Cédric COUBRIS, continue l’exploitation de 22 hectares de vignes sur les 25 hectares de superficie de la propriété, avec ses deux filles Lucie et Julie. "2015 et 2016 sont deux millésimes exceptionnels qui rejoignent pour notre plus grand plaisir les 2009 et 2010", nous explique Cédric Coubris. "Après 2013 et 2014, très faible en volume mais avec une jolie qualité, nous avons la qualité et la quantité. Nous nous sommes même octroyés le luxe de vendanger les 4 cépages de la propriété en 4 temps. Les Merlots puis une première interruption avant de reprendre sur les Cabernets Sauvignon, idem pour les Cabernets francs et en fin les Petits Verdots." En attendant, vous pourrez découvrir ce Moulis-en-Médoc Cru Bourgeois 2012, élevé en barriques pendant 18 mois environ, médaille d’Argent Paris 2014, aux notes persistantes de sous-bois et de mûre, un vin qui allie structure et souplesse, aux tanins denses, qui se goûte remarquablement, parfait sur un lièvre ou de l’agneau.

Cédric Coubris
Chemin du Puy de Minjeon
33480 Moulis
Téléphone :05 56 17 13 17
Email : cedric.coubris@chateaulamouline.com
Site : chateaulamouline
Site personnel : www.chateaulamouline.com


> Nos dégustations de la semaine

Château HAUT-SAINT-CLAIR


Au sommet. Ces propriétaires sympathiques couvent leur petit vignoble de 6 ha planté sur croupes et plateau de structure argilo-calcaire. ?Je fais très attention à la sélection de mes barriques, dit Yannick Le Menn, car je pense que l?élevage est tout un art. Je travaille avec trois tonneliers différents, les chênes viennent du centre de la France, le bois provenant de forêts domaniales est de bonne qualité, le travail de coupe et de repeuplement y est bien fait. Je préfère des barriques à chauffe moyenne, cela permet de ne pas dénaturer le vin mais au contraire de lui apporter une touche de complexité. Nos deux fils travaillent dans le milieu du vin. Grâce à eux, nous travaillons de façon plus pointue, plus exacte dans le dosage d?azote, par exemple. Depuis quelques années, on s?interdit au Château Haut Saint-Clair de mettre des produits anti-pourriture car on s?aperçoit en faisant des analyses de recherche des résidus, que les anti-pourritures migrent vers les vins.
J?aime beaucoup retrouver le fruit dans mes vins, je n?aime pas trop les tanins en puissance, j?aime que mon vin soit équilibré, j?essaye de ne pas trop extraire. J?ai fait mes études de viticulture en Bourgogne à Beaune, mon professeur, André Vedel, appelait cela ?des vins de mouchoirs?.





?Pour les amateurs, nous raconte Yannick Le Menn, il me reste quelques 2006, 2008, 2012 et 2014.
Le 2006 est extraordinaire, le Canada nous en a pris une grande quantité, près de 5000 bouteilles. Un vin mûr issu de climats tempérés donne un bel équilibre, des arômes bien présents mais frais, une certaine souplesse, du soyeux.
Le 2014 est le millésime sauvé par un superbe mois de septembre, une réussite après le 2013 où nous avions eu quelques déboires. Le 2014 est bien fondu, arômes de raisins, une jolie structure, le vin est charnu, agréable, pas trop de notes boisées. Vin d?une grande finesse, c?est dû au fait que j?ai tendance à travailler plus le fruit que le bois, il est très agréable à déguster maintenant mais il peut vieillir encore quelques années.
Le 2015 est un millésime plus chaud, de couleur très foncée, aux arômes de fruits noirs mûrs, un vin très charpenté, c?est un millésime solaire qui plait beaucoup, un peu exubérant et complexe.
Le 2016 est à l?élevage en barrique actuellement, j?ai opté pour des barriques à chauffe ?plus?, c?est un grand millésime, je le trouve supérieur au 2015, belle fraîcheur aromatique de fruits rouges, beaucoup d?élégance, bel équilibre, un vin bien typé bordelais, ?atlantique?, comme je les aime.
Quant à notre Moulin Saint Clair, c?est la cuvée de toutes les vignes, qui bénéficie aussi d?un passage en barriques pour lui donner ces notes de toasté, c?est un vin très fruité, rond, avec une belle structure souple.?
On est toujours au sommet avec leur Puisseguin-Saint-Émilion 2015, charnu et gras, au nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte macérée, avec ces notes persistantes de fumé, de cerise mûre et de poivre au palais, aux tanins amples, un vin complet, de garde. Le 2014 est très équilibré, de bouche ample où dominent les fruits mûrs (prune, framboise), de jolie robe pourpre, un vin qui allie souplesse et structure, que l?on peut associer, notamment, avec un bœuf braisé aux carottes ou une rognonnade de veau. Très beau 2012, charnu, très savoureux, aux notes de groseille et d?humus caractéristiques, qui mêle une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, d?une finale avec ces notes de fumé et de fraise des bois surmûrie. Exceptionnel 2006, tout en bouche, qui a des nuances de fruits des bois et des notes giboyeuses, savoureux, ample, très légèrement poivré en finale, aux tanins étoffés, un vin où l?élégance s?exprime à plein, idéal sur un sauté de chevreau ou un carré d'agneau rôti, salsifis à la crème. 
Goûtez leur Moulin Saint-Clair 2015, qui dévoile des notes de violette et de mûre, riche en couleur, classique, alliant finesse et structure, un vin tout en fruité, très séducteur. Savoureux 2014, au nez de petits fruits rouges, aux tanins fondus mais bien présents, un vin riche et très aromatique, d?une belle harmonie

Yannick et Andrea Le Menn

Château ORISSE du CASSE


Passe dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, ce qui vient récompenser une typicité certaine et des prix très sages. 
La famille Dubois est entrée en viticulture en 1885. Un siècle plus tard, Richard, fils de Jean et Simone Dubois, reprend l'exploitation familiale avec son épouse Danielle. Tous deux sont œnologues. En 1985, l'exploitation grâce à l'amour qui a été porté par les parents de Richard, est en excellent état et présente une belle infrastructure. Dès ce moment là, une philosophie, un plan, sont établis : contrôle rigoureux des rendements (avec une mise au régime stricte des vignes), contrôle de l'état qualitatif du vignoble, vendange et vinification parcelle par parcelle, cépage par cépage, terroir par terroir, et retour à un élevage raisonnable en fûts.
?Les Grands Vins de Bordeaux s?éloignent de plus en plus de la tradition, écrit Danielle Dubois, du respect des équilibres entre le terroir, les Cépages, et le Vigneron responsable de l?élevage. En ce qui concerne la qualité, la conceptualisation technologique du vin a permis un grand bond en avant. Hélas, l?arrivée de quelques ?gourous? conséquence de la Mondialisation, amène les concepteurs de vin à penser ?uniforme?. Qu?il soit de Bordeaux ou de Taïwan, il faut faire le vin selon leurs critères, leurs absolutismes, pour qu?il se vende et se vende cher. Cette vue à court terme, où seul l?intérêt économique dirige, n?est pas pour nous plaire. Nous ne voulons pas de standardisation dans la création d?un Grand Cru. L?élaboration d?un cru n?est pas une industrie, soumise aux normes, ce n?est pas une activité qui souffre de se plier à la lourdeur, à la furie législative, au logo adelphe, aux écotaxes, au numéro de lot etc? Nous avons donc choisi, sur la commune de Saint-Sulpice-de-Faleyrens (le pied de Saint-Émilion), une magnifique croupe graveleuse sur laquelle nous avons, jour après jour, utilisé tout notre savoir-faire ancestral et notre interprétation des usages modernes pour permettre à ce mamelon de nous offrir le plus grand fruit possible ! Enfin, pour respecter au maximum ce grand fruit, nous bannissons tout appareil mécanique (érafloir, pompe, etc?).?
?Cette année, nous proposons le 2012 qui est supérieur au 2011, nous dit Danielle Dubois, un vin de couleur profonde, charnu, généreux, souple, aux arômes intenses et persistants (cassis, sous-bois) très agréable, qui se déguste très bien en ce moment, belle harmonie, les clients l?apprécient beaucoup.
Château Orisse du Casse 2014 est de meilleure structure que le 2013 qui a été une année difficile. Il exprime bien son terroir, parfumé aux notes typiques de mûre, les tanins sont soyeux mais bien présents, un vin généreux et souple.
Arthémis 2008 est un cru en Côtes de Castillon que je produis seulement certaines années et en quantité très limitée. Le 2008 est une année très riche, j?avais de très beaux raisins, le vin a une belle couleur pourpre, puissants arômes de fruits rouges et d?humus, un vin structuré, les tanins sont bien présents et puissants, le bouquet est très fin, grande élégance, beau potentiel de garde, finale d?une grande finesse en bouche.
P du Roy, j?ai toujours pour les amateurs quelques vieux millésimes de ce Grand Cru de Saint-Emilion 1998, 1999 et 2002. Des Vins à la jolie couleur cuivrée, aux arômes fondus et veloutés, beaucoup de soyeux et de complexité.?
On ne peut qu?apprécier son Saint-Émilion GC 2014, parfumé, aux notes typiques de mûre, de belle structure, aux tanins soyeux mais bien présents, un vin généreux et souple. 
Le 2012, se goûte particulièrement bien, corsé, de bouche dense, un vin qui séduit par son intensité, avec ce nez marqué par les fruits noirs et le poivre, des tanins fins et structurés, de très bonne garde, à savouer sur un bœuf bourguignon ou des bouchées aux cèpes. Le 2011, de belle couleur, charnu, avec des arômes intenses (truffe, cassis, sous-bois) et persistants, poursuit son évolution comme le 2010, avec ces nuances se définissant par des senteurs de framboise, de fraise des bois, un vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en bouche, de garde. Le 2009, aux tanins savoureux, d?une jolie concentration, aux notes de cassis, de cuir et de fumé, est bien corsé.
Il y a aussi la très belle cuvée Arthémis 2008, franchement remarquable en ce moment, tout en arômes, au nez de cerise confite et d?humus, riche, corsé, avec, au palais, des connotations de fraise des bois, veloutée, très harmonieux, un vin à déboucher sur une cuisine relevée, comme, notamment, un rôti de bœuf au vinaigre ou un jambon de Prague poché et caramélisé.

Danielle Dubois
248, lieu-dit Lartigue
33330 Saint-Sulpice-de-Faleyrens
Tél. : 05 57 24 72 75
Email : dubricru@terroirsenliberte.com
www.terroirsenliberte.com


PETRUS


Petrus fait partie des vrais vins mythiques, à un prix lui aussi hors normes, certes. C?est l?archétype des grands crus où le terroir crée cette osmose exceptionnelle avec le cépage et les hommes. Ici, c?est l?élégance qui prime dans le vin, jamais la surconcentration ou le bois...
Pour comprendre Petrus, rien ne vaut ce qu?en dit Jean-Claude Berrouet (à la retraite, c?est son fils, aujourd?hui, qui est aux commandes) : ?Lorsque l?on parle d?un vin, il faut d?abord présenter le sol, c?est lui qui lui donne son originalité, sa typicité et, à Petrus, l?originalité est particulièrement importante puisque l?on sort des sentiers battus bordelais. Ici, ce qui prime, c?est la rencontre de 2 argiles, une argile ancienne, bleue, arrivée dans la seconde moitié de l?ère tertiaire. Au Quaternaire, il y a eu des recouvrements graveleux, mais, à Petrus, ce sont des argiles noires gonflantes qui donnent la spécificité? Petrus (11,5 ha) est situé sur un plateau et plus précisément sur un mamelon argileux qui culmine à 42 m d?altitude, ce qui permet aux eaux de ruissellement de surface de ne pas stagner et d?aller vers le bas. Ainsi, il n?y a jamais d?excès d?eau mais l?une des vertus de l?argile est ce pouvoir de rétention d?eau, elle se comporte comme une belle éponge, et restitue l?eau lentement à la plante en période de sécheresse. Petrus, c?est aussi l?expression d?un cépage, le Merlot, qui s?épanouit pleinement sur ces argiles. C?est un vignoble très ancien. J?y suis arrivé en 1964 et j?ai connu une parcelle postphylloxérique qui avait été plantée en 1885. Il y a encore des parcelles plantées en 1957, mais la moyenne d?âge des vignes est de 35 ans. À partir de 1985, nous avons fait un gros effort de sélection massale en collaboration avec l?Inra et la chambre d?agriculture. Pour les replantations, nous avons réintroduit les vieux pieds de vigne sélectionnés et passés en Tests Elisa pour vérifier leur état sanitaire. Ainsi, nous avons reproduit les vieilles sélections qui avaient été choisies par nos anciens, auxquelles nous avons ajouté de nouveaux clones, de telle sorte qu?on laissera aux successeurs la population ancienne et la population moderne.
La culture de la vigne est très traditionnelle à Petrus : on laboure 2 fois par an, on chausse et déchausse. Les rendements varient de 25 à 39 hl/ha mais la moyenne se situe plutôt vers 35 hl/ha. Les vendanges sont manuelles, effectuées en cagettes avec un tri sévère effectué sur 2 tables de tri. La vinification est très traditionnelle avec des fermentations en cuves béton. Nous privilégions des extractions très mesurées, ainsi les cuvaisons ne sont pas très longues car nous souhaitons rester sur le fruit et des tanins soyeux. S?ensuit l?élevage durant 18 à 20 mois en fûts de chêne avec une proportion de bois neuf qui varie selon les millésimes (un peu plus de 50 %). Nous évitons le surboisage, toujours dans un souci permanent de préserver la spécificité du vin. Le vignoble est protégé en lutte raisonnée. Nous pratiquons depuis 1991 l?étude de la maturité phénolique en parallèle avec la maturité physiologique.
Avec l?indice de maturité et la dégustation des baies, parcelle par parcelle, nous déterminons une date de vendange la plus précise possible, ce qui est un facteur primordial pour obtenir la meilleure qualité d?un vin. La force du terroir se retrouve aussi dans le potentiel d?évolution. Celui de Petrus est très important et tout le monde se souvient encore des fabuleux 1953, 1955, 1959, 1961 ou de l?exceptionnel 1947??
Ce Pomerol 2013 prouve que, dans ce millésime très délicat, un cru comme Petrus sort du lot, avec un très beau vin, toujours distingué, d?une trame délicate, de bouche où les fruits noirs se mêlent à des connotations subtiles où l?on retrouve le musc, l?humus, le poivre rose... Le 2012 est tout simplement formidable, d?une extrême finesse, déjà avec ces nuances truffées, au nez comme en bouche, un vrai vin de ?velours?, certainement l?un des plus grands et séduisants vins de ce millésime, tous Bordeaux confondus. Superbe 2007, parfait aujourd?hui, de robe brillante, très complet, avec une belle matière présente et savoureuse, aux senteurs de petits fruits noirs (cassis, prune), de cuir et de violette, qui poursuit son évolution. Le 2006, succulent, avec ce nez légèrement épicé, a des tanins présents qui commencent à peine à se fondre, aux nuances de myrtille et de truffe.
Grandissime 2005, puissant, très complexe, d?une très grande structure, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, de truffe, de cuir, avec des tanins soyeux mais intenses, tout en distinction, de grande évolution. Le 2004 est splendide, dans la grande tradition bordelaise, charnu, un vin riche en bouquet comme en matière, aux notes de cuir et de cassis confit, d?une grande harmonie, à savourer aujourd?hui avec des poules faisanes rôties, polenta aux truffes ou un rôti de veau farci aux truffes. À ses côtés, ce 2003, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d?humus, et des senteurs de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins savoureux.

Jean-François et Jean Moueix - Direction : Olivier Berrouet
3, route de Lussac
33500 Pomerol



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