Terroirs De Bordeaux

Edition du 02/02/2016
 

Château HAUT-MARBUZET

Rare

Château HAUT-MARBUZET

Au sommet.


Ce qui vient récompenser un formidable rapport qualité-prix-plaisir. A quelque 30 €, en effet, ce cru, marqué par la “patte” et la passion d’Henri Duboscq, renvoie à un jardin d’enfants un bon nombre de crus surbarriqués et beaucoup plus chers. Un vignoble de 66 ha, complanté à 50% de Cabernet-Sauvignon, 40% de Merlot, 5% de Cabernet franc et 5% de Petit Verdot. L’âge moyen des vignes est de 30 ans. Les vendanges sont manuelles avec recherche de surmaturité. Les vins sont élevés en barriques neuves pour chaque millésime, mais avec une maîtrise exceptionnelle pour choisir l’origine du bois et ne pas “abrutir” le vin, en choississant les essences à “grain fin” adaptées à son cru. Il faut dire qu’une expérience de quelque cinquante années, cela aide... Nous avons fait une verticale exceptionnelle, des derniers millésimes (en bouteilles) au formidable 1970. Vous allez exciter vos papilles avec ce grand Saint-Estèphe 2012, “chatoyant, dirait Henri Duboscq, de bouche puissante, un grand vin, charmeur, très parfumé (griotte, humus...), mêlant exubérance en bouche et finesse tannique avec une très jolie finale grillée, le style parfait de Haut-Marbuzet dans sa jeunesse.  Le 2011, serait plus “Saint-Estèphe”, avec une belle structure, un vin dense et persistant, bien corsé, qui sent bon la framboise, la prune et l’humus, d’excellente bouche. Superbe 2010, qui dégage un très beau nez, des tanins bien présents mais enrobés, un vin très équilibré, au nez intense, dense au palais, où dominent la fraise des bois mûre et le poivre, mêlant structure et charnu. Le 2009 est splendide : de la finesse, de la complexité, de l’amplitude, un très grand vin où s’entremêlent la fraise des bois mûre, la griotte et l’humus, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime déjà très séducteur mais de grande évolution. On poursuit avec ce 2007, classique du millésime, ample, très parfumé, tout en soupesse, très agréable. Le 2006 semble se refermer, très typé par ce terroir de Saint-Estèphe, avec des nuances de myrtille et de grillé, de bouche puissante. Le 2005 se goûte très bien, dense, souple, structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômes séduisants de cassis et de sous-bois, puissant, avec des tanins très bien équilibrés, qui mérite d’être conservé pour profiter de son potentiel. Le 2004 est exceptionnel. Très parfumé, très complexe, aux nuances de fruits noirs macérés, de cuir et d’épices, de bouche charnue mais distinguée. Le 2002 est dans lignée, un beau vin ample, riche au nez comme aux papilles, avec ces notes de mûre et d’humus, aux tanins savoureux, coloré et dense. Somptueux 2001, l’une des plus jolies bouteilles dégustées, à la fois très souple et dense, d’une grande ampleur, développant un nez envoûtant où les fruits cuits côtoient le poivre rose et le musc, d’une longue finale. On s’oriente ensuite vers ce qui fait la force d’un grand vin, sa capacité d’évolution, en faisant un “saut” vers ce 1990, d’une grande longueur, au nez comme en bouche, avec ce côté légèrement “rancio” qui lui va parfaitement, aux tanins généreux, avec cette bouche bien charnue, ample et séduisante. Le 1989 est plus “chaud”, dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un vin que l’on appréciera sur un foie gras aux figues, par exemple. Le 1987 parvient à maturité, il est à son apogée. Le 1982 ne fait pas son âge, mêlant densité et harmonie, tout en nuances d’arômes , où dominent la réglisse et les épices, de bouche intense, vraiment remarquable. On poursuit avec ce 1978, très classique, et du millésime et de son terroir, où se décèlent des connotations de de fruits à noyau et de fumé, tout en bouche comme le 1975, surprenant par sa vivacité, sa couleur, son ampleur, comme ce grand 1970, lui aussi, d’une bouche dense, subtilement parfumée (champignons, cuir), avec des tanins raffinés, un vin qui emplit le palais. Henri Duboscq et sa sœur Anne-Marie se sont associés à Philippe Jorand pour lancer un vignoble de 13 ha qui s'étend sur les communes de Gaillan et de Queyrac. On y goûte ce joli Médoc Château Layauga-Duboscq 2012, rond, mûr, très bien élevé, un millésime très équilibré, classique comme le 2011, tout en souplesse, au nez de mûre et de groseille, aux tanins veloutés. Le 2010 est corsé, harmonieux, de bouche raffinée, où la mûre s’associe à la framboise bien mûre, tandis que le 1989 est rond, aux tanins savoureux, classique, au nez de petits fruits (mûre, cassis), tout en bouche.

   

Château HAUT-MARBUZET

H. Duboscq & Fils

33180 Saint-Estèphe
Téléphone : 05 56 59 30 54
Télécopie : 05 56 59 70 87
Email : infos@haut-marbuzet.net





> Le palmares des vins


CLASSEMENT SAUTERNES ET LIQUOREUX
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LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l'année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions...) et peuvent donc être différents de ceux du Guide "papier", qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
YQUEM (Hors Classe)
RAYMOND-LAFON
(GUIRAUD)
LOUPIAC GAUDIET (Loupiac)
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
FILHOT
CAILLOU
LA TOUR BLANCHE
BASTOR-LAMONTAGNE
HAUT-BERGERON



DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
Clos JEAN (Loupiac)*
CLOSIOT (B)
DOISY-VEDRINES
(RABAUD-PROMIS)
(COUTET (B))
SIGALAS-RABAUD
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
BEL AIR (Sainte-Croix-du-Mont)*
(CLIMENS (B)*)
ARCHE PUGNEAU
LAFON
LAMOTHE-DESPUJOLS
VALGUY
(MALLE*)



TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
(CROS (Loupiac))
LAMOTHE GUIGNARD*
(PIADA*)
(LA GARENNE)
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
(ARROUCATS (Sainte-Croix-du-Mont))
ROUSSEAU

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

> Nos coups de cœur de la semaine

Château THURON


Au sommet de son appellation. Propriété familiale depuis le XVIIe siècle de 6 ha, dont le sol est formé de graves, d’argiles et de galets (60% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc). Cultivée raisonnablement, avec une taille et un épamprage draconiens, la vigne produit une vendange qualitative, récoltée avec minutie à l’optimum de sa maturité. Le vin est vinifié de manière traditionnelle avec ses propres levures, ni collé, ni filtré. “2013 : jugeant que la qualité  des vins n'était pas digne d'être mise en bouteilles, nous avons tout vendu en vrac au négoce, nous raconte Jean-Pierre Lallement. Le millésime 2014 est une bonne année, des vins avec beaucoup d'acidité, ronds, puissants. Les Clairets et rosés vont être mis en bouteilles prochainement, les rouges sont en cours d'élevage, on verra comment le vin va évoluer, mais il sera dans la lignée des 2004, c'est un millésime fédérateur. En 2015, nous proposons les 2012. Il reste aussi des 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007 et 2008. A noter : le 1997, si décrié se révèle fort satisfaisant, le 1998 commence à s'ouvrir, le 2008 est magnifique aujourd’hui.” Voilà l’occasion de savourer son Bordeaux Supérieur 2012, d’une belle couleur aux reflets violets, avec des arômes de groseille, de poivre et de cassis, un très joli vin, charmeur et puissant à la fois, tout en bouche. Le 2011, aux tanins riches, charpenté, est un vin puissant et structuré, au bouquet subtil et intense à la fois (griotte, prune, cannelle...), tout en persistance comme le 2009, charnu et concentré, un vin riche en bouquet comme en matière, complet, élégant, tout en bouche, avec des nuances de prune et de violette, de très bonne base tannique. Le 2008 est un vin équilibré, charnu et typé, au nez subtil, aux nuances de cassis, de prune et d’humus, aux tanins fermes, de bouche puissante, de bonne garde comme le montre ce 2005, médaille d’Or au Concours des Vignerons Indépendants, de belle couleur, un vin corsé et typé comme on les aime, tout en parfums, aux nuances de sous-bois, de cassis et d’épices. Goûtez le Bordeaux rosé Althaéa de Thuron, d’une couleur délicate, tout en subtilité, au nez de rose et de pêche, franc, développant en bouche des arômes de fruits frais et une touche épicée. Le Cattleya de Thuron (le cattleya étant une race d’orchidée chère à Marcel Proust), est un très joli Clairet, délicat, franc, avec des arômes puissants de fruits frais, une touche d’amande, un vin ample et friand.

Jean-Pierre et Pierrette Lallement

33190 Pondaurat
Téléphone :05 56 71 23 92
Télécopie :05 56 71 01 89
Email : contact@chateauthuron.com
Site personnel : www.chateauthuron.com

Château BRAN de COMPOSTELLE


Toujours au sommet de son appellation avec ce Bordeaux Supérieur 2012, corsé, qui sent bon la fraise des bois mûre et la prune, un vin d’un beau rouge profond, avec des tanins souples et bien fermes à la fois. Le 2011, de robe soutenue, au nez subtil et intense à la fois, avec des notes de cerise mûre, est de bouche fondue et puissante à la fois. Le 2010, au nez de petits fruits rouges caractéristiques, d’un bel équilbre, ample et riche, est un vin bien charnu. Superbe Bordeaux Supérieur cuvée Louisa 2012, élevé en fûts de chêne 12 mois, dont 1/3 de barriques neuves, vinification traditionnelle avec cuvaison longue (vignes de 25 ans en moyenne, 65% Merlot et 35% Cabernet-Sauvignon, sur sol argilo-calcaire), charpenté, au nez de fruits rouges surmûris (cerise, cassis), de bouche puissante et corsée, légèrement épicée en finale, de robe grenat intense, tout en nuances, idéal sur un salmis de palombes. Voir aussi le Château Pont Les Moines.

Eric Barrat - Vignobles Gagné et Barrat
La Maçonne
33760 Frontenac
Téléphone :05 56 23 98 50
Télécopie :05 56 23 98 50
Email : brancompostelle@aol.com
Site : www.vinsdusiecle.com/chateaupontlesmoines

Domaine de GRANDMAISON


Un domaine de 19 ha issu d’un terroir exceptionnel de graves siliceuses et d’argiles graveleuses parsemées de moellons calcaires (65% Sauvignon, 15% Sauvignon gris et 20% Sémillon pour les vins blancs; 60% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc pour les vins rouges). Vendanges manuelles, élevage du blanc 30% en barriques neuves pendant 6 mois sur lies fines et 70% en cuves sur lies également; le rouge : vin de goutte 80% de la récolte en barriques pendant 12 mois et vin de presse 20%. Le vin produit sur le domaine se caractérise par une expression minérale autant en rouge qu'en blanc reflétant le type de sol argilo-calcaire. La vigne est présente depuis longtemps au Domaine de Grandmaison : dès le XVIIIe siècle, Monsieur de Belleyme, Ingénieur cartographe du Roi Louis XV, mentionne notre crû alors appelé Barreyre. Au fur et à mesure des époques, la production de vin s’est parfois interrompue, (à cause du gel, du phylloxéra), et a parfois fait place à la polyculture. Grandmaison a aussi fait office de maison de campagne. François Bouquier, qui avait dû quitter son Cantal natal au début du vingtième siècle, y fit quelquefois les vendanges et acquit le domaine en 1939, quand il sut qu’il était à vendre. Puis, à partir de 1970, Jean (son fils) et son épouse Françoise reconstituèrent le vignoble et entreprirent la construction de l’actuel cuvier. Grandmaison entrait alors à nouveau en production. Depuis 1988, c’est François (leur fils) qui vinifie et avec son épouse Mayi, tout deux se consacrent à la propriété familiale depuis 1993. “2013 : grande satisfaction pour cette année, nous précise François Bouquier, les vignes ont bien produit (42 hl/ha en rouges et 48 hl en blancs). Les blancs sont aromatiques et d'une grande finesse, grâce à notre terroir argilo-calcaire qui a fait bénéficier la vigne d'une bonne avancée du cycle végétatif de la vigne. Les rouges  sont assemblés actuellement, ils bénéficient d'une belle tenue, d'un bon équilibre et d'une structure certaine. Le 2013 sera dans la continuité des 2011 et 2012. Si je devais lui donner une note, ce serait 16/20. Pour le 2014, le vin est riche, ouvert, reès volumineux, gras, il se rapproche du 2010. L'élevage en barriques se poursuit, c’est un vin très réussi auquel j'attribuerai la note de 17/20. En 2015, nous proposons le rouge  2011, puis, en mai, le blanc 2014 (le blanc 2013 est déjà épuisé), et le rouge  2012. Nous avons effectué l’arrachage d'un hectare (moitié rouge, moitié blanc) pour le replanter exclusivement  en blanc.” C’est le moment de se faire plaisir avec ce beau Pessac-Léognan rouge 2011, de couleur intense aux reflets noirs, un vin généreux, avec des arômes de fruits rouges et d'épices, et des tanins bien enrobés, typé et persistant. Remarquable 2010, riche en couleur, dense, où se mêlent la griotte et l’humus, un vin charnu, charpenté, de garde. Savoureux 2009, aux notes de fruits macérés et d’épices, gras, aux tanins très équilibrés, au charnu caractéristique, bien en bouche, de belle évolution. Le 2008, de couleur profonde, structuré, ample, avec des tanins riches et qui se fondent bien, des arômes de fruits bien mûrs (cassis, griotte...), tout en finale, prometteur également. Le 2007, de couleur grenat aux reflets violine, est tout en bouche, avec beaucoup de structure, au nez de cerise et d’humus, de charpente très élégante. Le 2006, dense, où se mêlent la griotte, la groseille et l’humus, aux tanins soyeux, est bien charnu, ample et structuré, de garde. Le 2005, alliant une finesse tannique à une rondeur persistante, est chaleureux, de très bonne évolution. Fidèle à lui-même, le Pessac-Léognan blanc 2012, d'une très belle persistance d'arômes en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, est tout en distinction. Le 2011, avec cette ampleur caractéristique, alliant charpente et finesse, d'une belle finale aromatique (poire, bruyère...), est à ouvrir sur des escalopes de dinde au citron. Le 2010, rond, à dominante de fleurs blanches et de petits fruits secs, puissant mais très fin, est tout en finale. Le 2009, avec ces arômes de fruits frais, de grillé et de fleurs, mêle nervosité et gras au palais, un vin toute en nuances et distinction.

Jean et François Bouquier
182, avenue de la Duragne
33850 Léognan
Téléphone :05 56 64 75 37
Télécopie :05 56 64 55 24
Email : courrier@domaine-de-grandmaison.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/domaine-de-grandmaison
Site personnel : www.domaine-de-grandmaison.fr

CHATEAU MACQUIN


Le Château Macquin s'étend sur une superficie de 30 hectares plantés à 80 % de Merlots, 10% de Cabernets-sauvignon et 10 % de Cabernets-francs. Ses sols sont argilo-calcaires et son terroir remarquable par son exposition et sa composition lui permettent de produire des vins souvent plus estimés que beaucoup de grands crus de Saint-Emilion. Le vignoble compte 5500 pieds de vignes à l'hectare dont l'âge moyen varie de 15 à 60 ans. Il est enherbé au milieu du rang pour diminuer la production et augmenter la qualité des sols en développant l'humus naturel. Le cuvier qui date de 1885 a été entièrement réaménagé dans les années 80. Tout en conservant les cuves en chêne, doublées d'inox, Denis Corre-Macquin a fait construire une cuverie moitié acier inoxydable, moitié béton. Les températures de fermentation sont contrôlées par un système de thermorégulation automatisée et la vinification surveillée par deux oenologues réputés. Denis Corre-Macquin accorde un intérêt tout particulier à la culture de la vigne; un intérêt écologique et constant qui est le premier et indispensable maillon, à ses yeux, pour l'élaboration d'un grand cru. Aujourd'hui,on oublie trop souvent que l'excellence d'un vin commence avec une vigne saine et épanouie. Afin d'améliorer encore la qualité de notre production, les vendanges s'effectuent à la machine depuis 1980. Car en choisissant précisément la date de début des vendanges de chaque parcelle et en adaptant le ramassage à la pluviométrie, le raisin arrive au cuvier le plus rapidement possible, dans un état parfait de maturité. Il est ensuite trié sur deux tables de tri avant d'être mis en cuve. Après une longue macération, le vin est écoulé et mis en cuve puis en barriques. Le chai abrite 246 barriques de chêne remplacées par tiers tous les ans. Le vin repose de douze à dix huit mois en barriques avant d'être mis en bouteilles où il attendra au moins dix ans pour être dégusté à son apogée.

Denis Corre-Macquin

33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 64 66
Télécopie :05 57 74 55 47
Email : chateaumacquin@vinsdusiecle.com
Site : chateaumacquin
Site personnel : www.chateau-macquin.com


> Nos dégustations de la semaine

Château SEGUIN


Un domaine de 31 ha, sous lutte raisonnée (50% Cabernet-Sauvignon et 50% Merlot, exposés est-ouest. Les vignes sont réparties sur deux grandes parcelles, dont une située sur un très beau terroir sur la commune de Canéjan, les vignes les plus anciennes sont plantées sur la plus haute croupe très graveleuse, puisqu'on trouve de la grave sur 8 m de profondeur.
"Ma volonté était de produire des vins de grande qualité, raconte Moïse Ohana, président du groupe immobilier Foncière Loticis qui a investi dans Château Seguin en 1999. Seguin compte 31 ha (50% Cabernet-Sauvignon et 50% Merlot) exposés est-ouest. Nous avons énormément investi dans l'outil de travail, en nous équipant d'installations très performantes, nous venons de terminer un chai à barriques de 800 m2 semi-enterré, adossé au cuvier, récent lui aussi. Nous récoltons tous les raisins en cagettes avec un premier tri à la vigne, puis les cagettes sont rangées et ramenées à plat, nous ne laissons surtout pas "traîner" le raisin. Il y a un grand système de tri manuel, éraflage, table vibrante, les grains tombent dans un cuvon, puis dans la cuve. Il y a un fouloir à l'intérieur de la cuve qui permet de préserver tous les arômes. Notre vinification s'effectue bien sûr en cuves inox thermorégulées puis le vin vieillit dans le chai à barriques. Nous préférons avoir un échantillonnage de barriques venant de plusieurs fournisseurs avec différentes essences de bois."
"Le terroir comprend plusieurs types de terroirs et c'est ce qui en fait la richesse, précise David Pernet. La majorité est composé de graves filtrantes, nous avons aussi une veine argileuse qui donne à certaines cuves des trames tanniques plus présentes. Ce qui fait la typicité du vin de Château Seguin ce sont les variantes aromatiques qui vont du fumé au résiné, en tant qu'oenologue, je ne retrouve pas cette note aromatique sur d'autres crus, c'est donc vraiment issu du terroir et c'est ce qui permet de le reconnaître en dégustation "à l'aveugle". Ma vinification est très précise, nous faisons un découpage parcellaire très précis, une vraie mosaïque au moment des vendanges. C'est difficile à gérer, mais notre équipe de vendangeurs a bien compris l'incidence que cela avait dans le vin. Notre but est de valoriser au maximum la vendange, le fruit. Nous obtenons ainsi un enrobage précoce de la structure tannique. Je privilégie donc la vinification des baies entières avec pigeages ce qui nous donne des vins très fruités, enrobés, soyeux rapidement."
"Concernant les derniers millésimes, le 2009 est un vin tout en puissance avec beaucoup de fruit, ajoute, Xavier Moragues, le maître de chai. Un millésime agréable à déguster assez rapidement mais avec néanmoins un beau potentiel de garde de 10-15 ans. C'est un vin bien typé du terroir de Seguin avec des notes mentholées, très séveuses, une touche fumé très agréable, d'une belle trame tannique, l'acidité va jouer son rôle favorable pour en faire un vin de garde. C'est un vin d'un très bel équilibre en bouche. Le 2010 est un vin très puissant, très dense, aux arômes de fruits mûrs, aux notes balsamiques, de fumé bien typiques du Pessac-Léognan et des notes séveuses propres à Seguin. Beaucoup de concentration et de volume, de persistance en bouche, d'une belle finale enveloppante. Pour le 2011, le vin est toujours en cours d'élevage. Cela a été un millésime assez délicat, à faibles rendements, nous avons commencé nos vendanges le 6 septembre pour les terminer le 10 octobre, des vendanges plus précoces mais qui se sont étalées pour obtenir de bonnes maturités. Nous avons fait un gros travail de tri en amont pour obtenir un vin tout en finesse, tout en délicatesse. En bouche, on retrouve des notes classiques du bordelais, c'est un vin très élégant, avec beaucoup de fraîcheur et de très jolis tanins."
En effet, le Pessac-Léognan rouge 2010, avec des senteurs de fruits rouges mûrs (cassis) et d'épices douces (cannelle), bien charnu, d'une grande intensité, aux tanins savoureux et puissants à la fois, d'excellente évolution. Beau 2009, aux notes de griotte mûre, coloré, charnu, de bouche soyeuse, un vin aux tanins présents et savoureux, légèrement épicé en finale comme il se doit. Excellent 2008, tout en couleur et en matière, au nez concentré, riche, ferme et soyeux, avec une bouche savoureuse et persistante. Le 2007, typé, au nez délicat (cassis mûr, cuir), mêle puissance et finesse, un vin riche et bien charnu comme on les aime, d'une finale très élégante et veloutée, d'excellente évolution. Excellent Second Vin, l'Angelot de Seguin, tout en nuances aromatiques, ferme et soyeux, avec une bouche puissante et souple. Pourquoi hésiter ?
Moïse Ohana et Jean Darriet

Château FOURCAS-DUPRÉ


Un cru qui surprendrait un bon nombre de crus plus connus (et beaucoup plus chers) dans une dégustation “à l’aveugle”.
C'est avec Alex Laffont, œnophile éclairé et ami de toujours, que Guy Pagès rachète, le 24 novembre 1970, les 2000 parts de la Sci et en devient le gérant. D’importants travaux sont alors engagés pour en faire l’une des valeurs sûres de son appellation. Listrac-Médoc est l’une des six appellations communales du Médoc…. En lui succédant en 1985, son fils, Patrice Pagès, conserve le même état d’esprit : minutie, savoir faire et passion. Ainsi, les vins du Château Fourcas Dupré n’ont pas cessé de progresser au cours des 30 dernières années. Reconnu par ses pairs, le Château Fourcas Dupré est membre de l’Union des Grands crus de Bordeaux, de l’Académie du Vin de Bordeaux et de la Commanderie du Bontemps Médoc et Graves, Sauternes et Barsac... 
Belle réussite avec ce Listrac Médoc 2012, de robe grenat soutenu, parfumé (framboise, prune, humus), de belle charpente, un joli vin qui réunit concentration aromatique et souplesse, de bouche soyeuse mais corsée. Le 2011 se goûte déjà particulièrement bien, un vin où s'entremêlent des notes de petits fruits rouges à noyau bien mûrs, riche en couleur comme en matière, d'une belle longueur, et je vous le conseille sur un tajine de souris d'agneau ou des ppaupiettes de veau pommes de terre à la lyonnaise.
Remarquable 2010, richement bouqueté, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, avec ces notes de fraise des bois surmûrie, dense et velouté, de garde.
Le Listrac-Médoc Château Bellevue Laffont 2012, un vin marqué par les fruits noirs (griotte, pruneau), de bouche pleine, ample et velouté, d’une belle concentration tout en rondeur, comme cet autre Listrac-Médoc Hautes Terres 2012, très équilibré au nez comme en bouche, où dominent les fruits mûrs et les épices, de couleur pourpre.
Patrice Pagès

Château TOUR GRAND FAURIE


La propriété appartient à la famille Feytit depuis 1949. Vendanges manuelles, élevage en barriques, 80% Merlot, 15% Cabernet franc, 5% Malbec... “L'âge du vignoble est de 48 ans, précise-t-on, dont une parcelle au secteur Grand Treuil, où nous avons encore des pieds de vignes centenaires, remplis de mousse, creux à l'intérieur, ils sont peu productifs, mais à la récolte, la qualité est toujours au sommet.

En 1999, Isabelle et Franck se sont associés en Scea pour continuer à exploiter la propriété familiale. Ils ouvrent également un magasin à Saint-Émilion afin de faire connaître leur vin, ceux de la famille, et aussi ceux des environs... Enfin, en 2000, au titre de jeunes agriculteurs, ils ont acquit 1 ha 20 en Saint-Émilion, au Bournaud à Saint-Christophe des Bardes et font bâtir un chai pour le stockage de leur vin. Ils adhèrent également aux Vignerons Indépendants de France. En 2009, ils ont commencé la rénovation de la maison de “Faurie”, dans le but d'améliorer l'accueil.

Cela permet de déguster leur Saint-Émilion GC 2011, de belle robe grenat profond, au nez complexe où l’on retrouve les fruits cuits et l’humus, de bouche puissante et parfumée, ample et fondu. Plus dense, naturellement, le 2010 est un vin de belle matière, dense et parfumé (cassis, sous-bois), avec des tanins mûrs mais présents, un vin qui emplit bien la bouche. Le 2009, qui se goûte vraiment très bien, coloré et intense au nez comme en bouche (griotte, cannelle...), un vin charmeur avec de la matière, des tanins mûrs. 

Franck et Isabelle Feytit

> Les précédentes éditions

Edition du 26/01/2016
Edition du 19/01/2016
Edition du 19/01/2016
Edition du 12/01/2016
Edition du 05/01/2016
Edition du 29/12/2015
Edition du 22/12/2015
Edition du 15/12/2015
Edition du 08/12/2015
Edition du 01/12/2015
Edition du 24/11/2015
Edition du 17/11/2015
Edition du 10/11/2015
Edition du 03/11/2015
Edition du 27/10/2015
Edition du 20/10/2015
Edition du 13/10/2015
Edition du 06/10/2015
Edition du 29/09/2015
Edition du 22/09/2015
Edition du 15/09/2015
Edition du 08/09/2015
Edition du 01/09/2015
Edition du 25/08/2015
Edition du 18/08/2015
Edition du 11/08/2015
Edition du 04/08/2015
Edition du 28/07/2015
Edition du 21/07/2015
Edition du 14/07/2015
Edition du 07/07/2015
Edition du 30/06/2015
Edition du 23/06/2015
Edition du 16/06/2015
Edition du 09/06/2015
Edition du 02/06/2015
Edition du 26/05/2015
Edition du 19/05/2015
Edition du 12/05/2015
Edition du 05/05/2015
Edition du 28/04/2015
Edition du 21/04/2015
Edition du 14/04/2015
Edition du 07/04/2015
Edition du 31/03/2015
Edition du 24/03/2015
Edition du 17/03/2015
Edition du 10/03/2015
Edition du 03/03/2015
Edition du 24/02/2015
Edition du 20/02/2015

 



Château La CROIX DAVIDS


Château CHENE-VIEUX


BORDEAUXTHÈQUE


Château de COUDOT


Château La GALIANE


Château CLOS de SARPE


Château LARRAT


Château LAFON


Château HAUT-MARBUZET


Clos LABARDE


Château DOYAC


Château VIEUX RIVALLON


Château BOURSEAU


Château ORISSE du CASSE


Château BÉCHEREAU


Château LOIRAC


Château CANON-CHAIGNEAU


VIEUX CHATEAU des ROCHERS


Château PLANTIER ROSE


Château CERTAN de MAY de CERTAN


Château CLAUZET


Château SMITH-HAUT-LAFITTE


Château HAUT-CALENS


Château de VIMONT


Château MONTROSE



CHATEAU DE BEAUREGARD


CHAMPAGNE GREMILLET


DOMAINE DE GRANDMAISON EARL


DOMAINE FRANCOIS BERTHEAU


CHAMPAGNE MAURICE VESSELLE


DOMAINE ROGER PABIOT ET SES FILS


CHAMPAGNE GOSSET


DOMAINE COQUARD-LOISON-FLEUROT


CHATEAU PONT LES MOINES


CEDRIC CHIGNARD


CHAMPAGNE ANDRE DELAUNOIS


CHATEAU REDORTIER


CHAMPAGNE JEAUNAUX-ROBIN



 

 

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